pourquoi ce blog ?


Marseille-Cassis par les collines 2008 (22)

I - J'ai ajouté des articles sur la vie du club LCT (entrainements, tutoriels...), maintenant Il s'agit surtout du trail car le triathlon est en stand by

II - Ce blog était une plateforme destinée à tous les bénévoles et membres de l'organisation de l'IronB qui a eu lieu le 08 Octobre 2006. Il a repris du service pour l'édition 2007 qui a eu lieu le 07 Octobre.

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Mingalaba ami(e)s traileurs,

Un nouveau trail au programme en ce mois de septembre, mais pas que....En effet, j'intègre avec un peu de pression (de celle que l'on met dans les pneus et non  celle tirée d'un fut de bière) l'équipe officielle de photographe couvrant l’événement. Cyril Bussat, Pierre et Éric sont mes nouveaux collègues, je reste dans ma partie à savoir traduire photographiquement la vision interne du traileur lors de sa course. Départ, Chamonix triangle de l'amitié, 4h30 du matin, j'arrive direct depuis le boulot 2h avant, juste le temps de dormir un cycle de sommeil d'1h30 et de me changer à la va vite dans la voiture sous la lueur blafarde d'un lampadaire de parking.

Il ne fait  pas froid (12°C), c'est surprenant et inespéré somme toute car je suis déjà bien chargé avec le matériel obligatoire et le matos photo plus ma gopro. Je ne ressemble pas à un photographe, et j'aime cela: passer incognito au milieu des gens, pouvoir prendre des photos sans perturber la scène. Je reconnais de nombreuses personnes mais ne m'autorise pas trop de bavardages, je tiens à prendre l'instant présent (excitation, traileur ensommeillés appréhension, le petit café revigorant, la directrice de course du CMBM fatiguée mais énergique...) . Je rejoins Cyril qui me présente au team, le courant passe bien immédiatement, on est tous content d'être là et plus tard là haut à chasser l'image et l'air pur des sommets. Je salue les solukhumbers (Jérémie, Annie, Dawa, Pierre et Pascal) tout en mitraillant et filmant la ligne de départ.

 


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Je ne suis pas dans le sas et pour cause je ne ferai pas la totalité du parcours (52 km, 4000 m+), je vais zapper la partie montée flégère et le lac blanc qui seront abordés par les coureurs encore de nuit (ce qui d'un point de vue photographique a peu d’intérêt n'est ce pas ?). Ce sera Cyril qui sera chargé d'accueillir les participants à l'aurore. Quant à moi, je prendrai en cours de route la tête de course au ravitaillement du buet si le jour s'est levé et finirai la course au sein du peloton. Pour le moment je filme avec la gopro montée sur bâton le départ, cette caméra est un vrai petit bijou technologique mais je n'ai pas encore fini d'explorer les possibilité de stabilisation. Et pour cette course, je vais laisser l'innovation et faire ce que je sais faire, c'est pas le moment de foirer la prestation ! Du coup la Gopro vous en aurez un aperçu avec l'aide de Viktor (accessoirement aussi un reporter de runner's world version suédoise) le plus francophile des traileur suédois que je connaisse.

Il y a du beau monde à la manœuvre devant, l'organisation a la touchante attention de faire avancer les dames devant pour une photo collective. Toutefois les cadors reviennent vite sur le devant de la scène et prennent rapido la poudre d'escampette dès le fil levé. C'est toujours étonnant de voir les différences d'allures en si peu de temps s'afficher devant nos yeux. En deux minutes, tous les coureurs ont disparu de la place et j'ai peine à croire qu'il y avait près de 650 coureurs le mors entre les dents. Et là c'est bien mort, car la particularité de cette course est qu'elle ne revient pas au point de départ, cette année elle se terminera à Servoz et faisant traverser la magnifique réserve des aiguilles rouges. Coté logistique, c'est ... compliqué, il faut que je laisse ma voiture à Cham, tandis que Éric et Pierre prennent le 4x4 pour se poster de part et d'autre du Brévent  km 38 (Cyril est déjà parti juste après le départ, il a du deniv à faire pour choper les premiers au lac blanc, km 9). Une fois les derniers passés Éric et Pierre amène ma voiture de Cham à Servoz. Quant à moi je dois attendre un bon samaritain qui puisse m'amener au Buet km 16. Le hic c'est que j'ai plus accès à ma voiture (j'ai filé les clés à Pierre, qui lui même est reparti pioncer dans sa location, trop loin d'ici au triangle de l'amitié) et l'organisation remballe fissa barrières, ravitaillement et tout le shoobang. Évidemment à 5h du matin, pas grand chose d'ouvert, et malgré la température clémente (12°C) je commence à tourner en rond et tue le temps en apprenant par cœur les exploit du dr Packard sur les jolis panneaux explicatif de l'histoire du mont blanc jalonnant la place. J'attends mon "fixeur" sur la mission de largage au buetistan, son nom est Bruno T. bien connu des réseaux spécialisés et marié avec notre meilleure agent du service secret de notre trailjesté: la mata hari, la carla bruni, son nom de code Karine H.

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Et c'est parti pour une discussion à bâtons rompus avec Bruno, on parle de son bataillon Lafuma et sa campagne en UTMBistan, avec malheureusement un objectif  raté pour cause de non infiltration et d'exfiltration de précieux nutriments à l'agent Karine H. Je me rends compte que désormais il faut une rigueur de tout instant pour soutenir les  traily SEAL (Super Elite Aero Lafuma). Un autre monde est en devenir sur certains territoires, plus pro, plus "mainstream" et j'en profite aussi un peu il faut avouer. Au col des montets, c'est Michel Lanne qui déboule tel un fantôme avec son equipement blanc Salomon, un sacré client celui là, pour ses débuts  il a fini 2nd sur le trail de la Sainte Baume en début d'année préfigurant un bien bel avenir pour un gars qui a les pieds sur terre.

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Les points lumineux des frontales se détachant de la montagne sont autant de lucioles papillonnant plus ou moins vite dans notre direction. Elles apparaissent d'un halo brumeux presque neigeux, c'est une mauvaise nouvelle, le ciel ne sera pas dégagé et le voile nuageux nous enveloppera tout au long de la journée. C'est vraiment un crève cœur, car l'immensité du paysage ne se révélera pas aujourd'hui, il ne faut toutefois pas être trop mécontent non plus au vu la tournure de la météo l'an dernier (très mauvais temps et parcours de repli) !

J'attends avec Bruno le passage de Karine, et d'après le timing c'est pile poil qu'elle arrive en 3ème position. Du col des montets les coureurs doivent descendre vers la vallée en longeant la route jusqu'au Buet (Vallorcine), premier gros ravitaillement. C'est là que les cadors peuvent faire jouer leur avantage en changeant de sac à vitesse grand V, enfin sur cette course ça a l'air normal, même les plus rapides ont le temps de se sustenter, plaisanter avec les bénévoles, ouf ! C'est même une Corinne Favre toute penaude qui arrive après Karine en maugréant mi amusée mi dépitée, j'ai plus de pile dans ma frontale et j'y voyait rien dans la descente ! C'en est tellement désarmant que c'en est charmant, Bruno lui file une frontale de rechange, c'est tout à son honneur : Corinne va pouvoir faire parler la poudre et damer le pion à toutes ses concurrentes (la suissesse skieuse alpiniste Séverine Pont Combe et Karine).

C'est le moment pour moi d'entrer en jeu, je pars avec la frontale qui me sert à peine 10 petites minutes. Nous prenons la direction du vallon de Bérard empruntant un GR très agréable. Le chemin longe la rivière de ce vallon encaissé, la lueur matinale fait monter la température lentement ainsi que les couleurs diurnes. J'essaye de prendre quelques photos, hélas il me manque des IL (indice de Lumination) pour pouvoir prétendre prendre autre chose que des sujet immobiles sans flash. Le ciel est bien voilé avec une lumière un brin voilée par les nuages d'altitude accrochés au sommets environnants. Cette ambiance lumineuse, laitée, au sein de la forêt me rappel dans une moindre mesure le souvenir d'une diagonale des fous brièvement. Au km20, le peloton est frêle, je navigue entre la 30ème et 100ème place (je rétrograde vous l'avez bien compris !), les organismes se réveillent grâce à notre amie sérotonine et je ne vois que des sourires ou bien concentration dans cettte montée de 600 m+ vers le refuge de la pierre à Bérard km 21.

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Le chemin aisé et progressif se prolonge jusqu'au Refuge de la pierre à Bérard (alt 1900 m) et déjà presque 2000 m+ en 21 km ! à partir d'ici le chemin...disparait et nous allons devoir élever notre attention d'un cran afin de calculer la trajectoire optimale entre les fanions orange fluorescent qu'on posé les traceurs du CMBM. Nous avons 600 m+ à encaisser dans un décor ultra minéral, ce dernier me fait penser à de la lave solidifié, ou alors une immense bouse statufié d'un dinosaure cyclopéen. Les grupetto de coureurs sont un peu éparpillés et si le traileur de tête n'a justement plus trop sa tête, je vois de nombreux détours et retours sur le tracé original. Les premières défaillances arrivent aussi tant les pas sont inégaux et les pentes ardues. Il faut mettre les mains parfois et les bâtons utiles avant se révèlent de piètres outils, rippant sur une roche lissée par des éons d'érosion cumulé.

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L'altitude commence à prendre son écot sur les organismes peu acclimatés à cet air plus pauvre en oxygène, j'y encourage Marion de Quechua qui est ma foi bien placée et file d'un pas déterminé vers le col de Salenton (alt. 2520 m, km23). C''est un beau spot pour prendre les coureurs en plein effort, la vallée se détache en arrière plan, les traileurs sont concentrés dans l'effort, dommage que les sommets soient toujours ennuagés.

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Après ce intermède chaotique, nous ne sommes plus très loin du sommet et le sentier devient plus apprivoisé. Les gros rochers ont laissé place à un single traversant un pente de pierrier (en fait sans doute des gros rochers réduits en cailloux par les différences de T° ai fil des âges). Nous entrons dans le nuage et la T° chute rapidement, mais au moins la cadence est moins hachée, autorisant un mode de marche favorable à tous. Arrivé au col de salenton, je me rends compte de l’immense et presque écrasante vue: à l'est la réserve naturelle du vallon Bérard, à l'ouest la réserve naturelle de Passy. L'une parait bien plus sauvage tandis que l'autre plus policée semble n'être qu'une vaste prairie mongole vu d'ici. Le soleil perce brièvement notre cocon humide libérant les couleurs qui ne demandaient que cela. Je croque goulument le bonheur d'être ici à photographier et courir, faire une gymnastique d'esprit et de corps, tout simplement de vivre intensément le présent.

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Col de Salenton

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vue sur la réserve de Passy

Je reste au niveau du col le plus longtemps possible, la fenêtre météo de beau temps se referme brusquement et je me résous à plonger dans la vallée. Le chemin est un régal à descendre, single sans aspérité, un peu terreux,herbeux,  les genoux apprécient grandement. Je jette incessamment des regards autour de moi, calculant, anticipant les meilleurs angles de prise de vues. Le mont blanc est visible à travers une déchirure du manteau nuageux nimbant notre horizon. Nous progressons à l'ombre de géants,  et parfois je me dis qu'il ne tient qu'à nous d'exercer nos sens autant que notre endurance. Peut être que nous entendrions le chant du vent, et verrions des symphonies de couleurs et de senteurs.

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Le soleil magnifie la "toundra" , les petits lacs à nos pieds sont autant de petits feu follets à l’éclat diamant. La prochaine étape est le refuge de moede anterne situé à 7 km du col, beaucoup de traileur sont à cours d'eau et trouvent le temps longuet. Quelques ruines avec abreuvoir sont les bienvenues, l'occasion pour moi de jouer avec les traileurs et l'eau jaillissant de la source.

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Peu avant d'arriver au refuge de moede anterne (km30) j'aide une traileuse qui s'est méchamment ouvert le genou sur un caillou, je sort du crashpad mon couteau suisse et le tend à son compagnon pour la découpe du pansement (j'avais aussi de l'éosine mais il a poliment décliné l'offre, j'aurais peut être dû insister car j'ai pas mal d'histoires dans le tiroir à se faire dresser les cheveux suite à une mauvaise asepsie).  Toujours prévoir une bonne rousse de secours, toujours !

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Houla, 1h50 pour faire ces 7 km depuis le col, vous êtes prévenu, j'ai lambiné un peu mais pas tant que cela! Le refuge est idéalement placé, on se croirait sur le bord du monde, devant nous s'étend le massif des aiguilles rouges et la montée vers le brévent (km 39 alt. 2525m) mais avant cela il va falloir descendre un peu dans la réserve du carlaveyron (400 m D-) avalé à toute berzingue ayant rangé le reflex dans le sac. (quand on court avec un reflex à la main, il faut avoir de bons réflexes pour ne point tomber, et bruler un cierge pour ne pas ruiner un petit joujou de plusieurs xxx d'euros ...).  Km 33, alt.1600m au pont d'Arlevé, point de plat car il faut caser les 4000 m+ en 50 km, cela remonte tout de suite en direction du col du brévent. La montée est très progressive, laissant le temps au corps de s'habituer à la lente remontée en territoire de haute altitude, presque 1000 m+ ininterrompu. Pas si facile que cela car le col se dérobe sous nos yeux de nombreuses fois. Bon sang où peut il bien être ? C'est un brusque changement de pente qui marque la sortie, de nouveau minéral et chaotique, il faut donner un coup de collier pour passer certains pas. Des mouflons, nous surplombant, semblent philosopher sur le sens de l'existence, nous dans ce fatras de blocs nous nous dépêtrons tant bien que mal pour nous en sortir, une drôle et cynique répétition du style de vie que l'on aimerait bien pouvoir oublier parfois.

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Le pont de L'arlevé, le seul replat en 10 km !

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non loin du col du brévent, c'est l'anarchie, faut virer les cantonniers !

Enfin la récompense, un "V" noir sur f(m)ond blanc apparait dans le collimateur. Là pour ceux qui ne sont jamais venu (c'est mon cas),  je suis sur le cul et pas seulement pour prendre les photos ! "Ça envoie du bois" comme dirait Jérémie. Et pour ceux, encore comme moi, qui croient que le col est synonyme de descente, eh bien c'est qu'ils ont mal lu le road book. Ici on est à 2365m il reste 150 m+ pour accéder au Brévent. Bigre, nom de Zeus, les CMBM ne nous sont pas foutus de notre gueule et nos quadriceps seront à revendre sur ebay pour pas cher à la fin de la journée... Quoique nos gueules aussi bien que béates à Servoz ne vont pas faire un tabac sur meetic non plus. Trêve de soliloques et reconcentrons nous sur le jeu du sniper. Un petit jeu entre l'équipe des photographes, celui à qui shootera le premier lors de notre croisement. Damned, Éric m'a tuer, il s'est placé astucieusement en haut des échelles, impossible pour moi de me saisir à temps de mon nikon.

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Le col du Brévent, derrière le panorama herculéen (mer de glace, les drus...), presque abyssal !

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accroche toi teddy bear (because we'll be together) !

l'arrivée au Brévent est un peu décevante car nous arrivons par une piste 4x4 (il faut bien monter le ravito), j'ai encore un peu d'eau et de coca, c'est opportun car ce fut le couac, panne de pack d'eau !
J'entends à la VHF les consignes de sécurite sans appel, rationnement puis si penurie arrêt des coureurs ici même ! Il ne reste que 11 km, mais l'orga ne peut prendre le risque d'envoyer des traileurs dans cet environnement sans eau. En descendant vers le Servoz, je plains la bonne centaine de coureurs encore derrière moi, leur déception va être terrible. Mais c'est sans compter sur l’expérience et des moyens des organisateurs. Un hélicoptère de la sécurité civile arrive juste à temps pour délivrer le précieux breuvage (ça fait pas très écolo, mais c'est diablement efficace). Pierre m'attend non loin d'ici et je me sens obligé de sortir un jump, tant pis pour le jeu du qui shoot qui.

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Je retrouve avec plaisir Ultrasteph, aux aiguillettes des houches, qui quand il ne court pas est pointeur sur la course, il a beau dire qu'il ne reste plus que 7 km de descente. Il ne précise pas le pourcentage, car il y a 1500 m + ! Les plus rapides mettront 30 minutes, quant à moi fort de mon grugeage de parcours, j'ai encore les cannes et je me fais super plaisir en déboulant à 38m/min dans ce décor de rêve.

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La dernière descente sur Servoz sur une crête grandiose.

J'ai mis 50 minutes pour la descente, première fois que je descends aussi longtemps sur un denivelé aussi fort. Mais en bon état, je retrouve Cyril affairé à shooter les arrivées, le soleil est bien présent et j'étouffe un peu sous un équipement peu adapté à la situation. C'est l'occasion de debriefé avec Cyril, revoir Marion, Pascal, Violaine, Didier et finalement beaucoup d'amis fait au cours de ses dernières années que ce soit en France ou en Navarre. Eric et Pierre arrivent avec ma voiture, je peux enfin me changer et aller manger une bonne tartiflette. Notre quatuor est rasassié de paysages, d'altitude, du travail bien fait aussi (enfin j'espère dans mon cas), les blagues fusent et Eric l'annécien doit se demander d'où viennent ces serials chambreurs ? (du sud, du sud...).

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Un dernier mot sur le CMBM dont la joie fait plaisir à voir, et qui me rappelle furieusement l'ambiance magique du mon club le Marseille trail club. Oui le CMBM peut être fier sur ce coup là, un vrai fournisseur de sourire, de souvenirs impérissables.

Akuna

PS ah oui ! Qu'a donné le job de la fine équipe ? Eh bien le résultat est là sous la forme d'un livre photo personnalisé plutôt bien fait à mon gout.. A penser si il y a un cadeau de noel à faire pour un traileur en mal de compétition Cool.

livre

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Namaskara ami(e)s ciotadens,

 

Une fois n'est pas coutume, l'édition 1720 de la Ciotat n'aura pas lieu sur le vieux port mais sur le plage. Le vieux port devant subir quelques transformations et rénovations pas inutiles du tout.. Toujours en mode marche lente et muni de mon Nikon, je vaque le long de cette plage transformée pour l'occasion en verger, en naufrage de pirates ou bien plus exotique en débarquement US de la seconde guerrre mondiale ou encore d'une légion romaine. C'est assez étrange ces derniers choix, néanmoins il faut toujours garder un regard d'enfant et s'émerveiller devant tant de minutie à vouloir recréer l'environnement de nos ancêtres (Enfin pas pour moi lol).

 

Pas facile de faire des prises de vues sur une jambe, mais en prenant son temps on arrive à capter un sourire d'enfant, un cadrage audacieux, une histoire éphémère en une photo. Exercer son oeil, voilà au moins une chose que je peux faire en permanence. L'inconvénient c'est quand on commence à penser en permanenc0e: là F8 et 70-300 lol ;-)

 

Il etait une fois 1720 edition 2011 (147) 

Il etait une fois 1720 edition 2011 (250) 

 

 

Akuna

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Shalom amie)s artistes,

 

C'est toujours avec plaisir que je vois les ramifications inattendues du marseille trail club. Deux membres de ce dernier sont des artistes l'un dans le domaine du dessin, l'autre dans la photo. Tous deux se retrouvent dans leur thématique de prédilection à savoir les portraits africains.

Si l'un vient d'une culture plus urbaine (graf), lautre a ramené de ses voyages en Afrique des fragments d'humanité.

 

Dès lors les regards croisés de l'un et de l'autre fut inévitable....pour notre bon plaisir ;-)

 

Vernissage Deuz Pfx 2011 (7) 

 

 

Akuna

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Hej ami(e)s coureurs,

 

Ne pouvant pas faire trop de sport actuellement, je garde toujours actif l'entrainement photo ;). Je décide de marcher un peu dans Cassis et prendre les photos des coureurs arrivant bien cuits depuis Marseille. Le temps est particulièrement clément, sans vent. Cassis est toujours aussi belle ce matin, c'est une joie de sentir la douceur de vivre ici.

Après mes déambulations au sein des préparatifs de l'organisation de la course, je me dirige lentement vers la montée des pompiers située à 1 petit km de l'arrivée. Cette dernière est terrible pour ceux qui arrivent avec les jambes détruites par la descente longue depuis la gineste. J'espère que les coureurs n'iront pas trop vite afin de pouvoir prendre des clichés avec le 300 mm sigma des visages en plein effort.

Las le monde présent m'empêche de prendre les premiers coureurs comme je l'entends (mon autofocus n'est pas assez rapide, pourtant c'est un Nikon D80). Je doisme résoudre à scratcher 50% de mes clichés. Je me dirige donc vers la fin de la descente, enfin tranquille et surtout j'ai une longue lligne droite qui me permet de "locker" la personne depuis 70 mètre.

 

Je retrouve comme prévu les kikoureurs (Le solitaire, Lapinouack, calamaryou, Patricia B....) sous la bannière K. Mais je commence à fatiguer et doit me résoudre à rentrer.

 

C'est pas tout mais les photos sont là !

 

 

 

 Marseille Cassis 2011 (57) montée des pompiers

 

1. Tsegay (ETH): 58’09
2. Azmeraw Békélé (ETH) 58:37
Les deux premiers en sprint dans cette montée...hallucinant à vue de nez du 17-18 km/h dans la cote :o

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Hej ami(e)s ciotadens,

 

Le week end dernier était l'occasion de nouveau de découvrir la ciotat au travers de son patrimoine immobilier et culturel. Puisque le samedi et vendredi n'étaient pas une option, je me suis rabattu sur le dimanche où , malgré un temps à averse rarissime ici, j'ai pu découvrir pêle mêle l'histoire de la construction des hydravions au début du siècle dernier,des trésor de l'art florentin manièrisme importé par un Grimaldi non loin de l'appartement où je loge (à 100m !). Il y a aussi ce concert improbable de l'organiste Lamantia à notre dame de l'assomption et les archives cinématographique des mises à l'eau du temps de la splendeur des chantiers naval de la ciotat.

 

Je finis par la visite de l'Eden, la plus vieille salle de cinéma au monde et l'hommage rendu à l'acteur Michel Simon à la chapelle des pénitents bleus. Tout cela en une petite après midi, qui dit que cela ne bouge pas assez à la ciotat ?

 

Une photo ci dessous des premiers hydravions à la ciotat, j'ai essayé par le jeu des reflets de superposer la grue centenaire du reflet avec cette même grue au début de sa jeunesse ;), un peu comme si une porte temporelle s'ouvrait entre deux époques, ambitieux mais vraiment pas facile à mettre en musique...

 

 Journées_patrimoine_2011_la_ciotat (3)

 

 

Akuna

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Namaskar ami(e)s traileurs,

Ça commence à devenir une routine...Après la Nevache Skyrace, le dimanche matin est ...mouillé. Cette nuit au refuge de la Fouillouse (St Paul / Ubaye) le tonnerre a grondé laissant présager un lendemain morose. Au moins je suis sûr de mon matos typé pluie / montagne, par contre mon entrainement reflex / trail va se muer en APN / trail. Un petit mail à Nicolas l'organisateur une semaine avant pour lui demander gentiment une autorisation d'accès aux ravitos (accordée !) me permet une nouvelle fois de jouer au traileur contemplatif ;)). Je retrouve mes amis du MTC et Kikoureurs, ainsi que Dentelles et Baskets la grande favorite chez les dames du parcours élite, je retrouve aussi avec plaisir Philippe E. du Challenge des trails de Provence.

Trail Ubaye Salomon 2011 (14)


La question sur toute les lèvres est "va t'on pouvoir monter au chapeau du gendarme point culminant de la course? (alt. 2685 m) ". Au moins il ne fait pas froid ici, sur la place Manuel de Barcelonnette, peut être grâce aux excellentes festivités mexicaines qui ont émaillé la semaine. On annonce une isotherme bien au delà des 3000m, ce qui est très rassurant d'un point de vue sécurité. A  20 minutes du départ, Nicolas ne sait toujours pas si l'option intégrale est conservée, il y a un détachement du PGHM qui se rend sur place pour évaluer et sécuriser le passage. Le point bloquant sera les conditions météo qui sont sur le fil du rasoir. Une pluie modérée ou forte, c'est juste la différence qu'il faut pour pouvoir grimper ou non les rochers rendu glissant.

Trail Ubaye Salomon 2011 (41)


Ça a l'air de tenir (le ciel), et le départ a lieu à 8h pétante. Le peloton des 350 coureurs s'étire tel un accordéon se regonflant après une expiration folle.  Nous avons pour une fois une longue portion de plat le long du canal et du golf du bois chenu, idéal pour éviter les bouchons avant les inévitable singles. Je trouve un brin prémonitoire la délicate attention des panneaux du golf: "promenade de santé" suivi d'un "danger chute de pierre", "thalassothérapie, bain de boue, douche glacée vivifiante", là j'ai inventé ce dernier panneau InnocentPour le moment, le temps est optimal pour courir, ni trop chaud ni trop froid, je suis bien calé aux alentours de la 300ème place.



Malgré tout, lors des montées, mes compagnons de route (Éric de Martigues, Vestale etc...) et moi ne ramassons pas les pâquerettes, nous avalons le dénivelé à 15-16 m/min. La fougue du départ me dis je, car après comme d'habitude, la moyenne ascensionnelle chute au fur et à mesure de l'avancée de l'épreuve vers les 11 m/min (et encore la, je double du monde tout du long, je finirai vers la  220éme place virtuelle)

La première montée sèche dans les bois donne le ton, la terre est peu gorgée d'eau, l'humus des mélèze est un vrai bonheur à fouler. Les lacets serrés permet de prendre connaissance des traileurs qui seront pour la plupart dans mes temps à plus ou moins 15 minutes. J'échange avec quelques traileurs qui remarquent ma propension à photographier à tout va. Souvent, ils me remercient pour les clichés pris sur telle ou telle épreuve. Ça fait vraiment chaud au cœur. Je suis avec Vestale (kikoureur), souvent derrière lui, mais à la faveur des descentes je reviens vite sur mes compagnons.

Trail Ubaye Salomon 2011 (54)

L'ambiance est excellente, le temps est gris mais semble hésiter a nous sortir la lessiveuse programmée sur eau froide sans prélavage. Nous voici déjà à Uvernet, 1er ravito, je ne consomme pas beaucoup d'eau et je suis rassuré sur la température extérieure de 10 - 12 °C qui nous évite la dépense énergétique d'une transpiration. Un petit bout de route juste ce qu'il faut pour reposer le centre de l'attention et de l'équilibre avant d'attaquer la série de montées vers les cols qui devrait progressivement nous amener vers 2700 m d'altitude. Je ne sais toujours pas si le feu vert a été donne pour la dernière ascension. Pour l'instant, le ciel passe du gris au brouillard, d'une vue à 20 m à une vue d'une partie de la vallée de l'Ubaye léchée par un ballet de nuages tels des fumerolles s'échappant d'une marmite herculéenne.

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Au début, la pluie fine, autorise le t-shirt manche courte, je peux photographier en sachant pertinemment que l'objectif ne sera pas impacté de gouttelettes, mais soudainement une pluie drue suivie d'accalmies aussi brusques provoque des séances d'habillages et déshabillages en série. Quelques traileurs sont partis sans couche extérieure imperméable, il ne fait pas froid, ici à 2300 m, et le vent est étonnamment tranquille, mais à 2700 m avec ma r-light, j'ai eu froid au doigts et j'ai hésité a sortir mes gants. Quand tout va bien, ca passe, mais un souci qui immobilise le traileur plus de 10 minutes et c'est la correctionnelle ! La tête du 23 km (parti 30 minutes après nous, le 42 km) nous dépasse avec aisance au niveau des ruines d'une maison. La différence d'allure est bien sur vertigineuse, chacun s'efforce de se pousser afin de ne pas trop gêner les grosses pointures. Tout le monde est excessivement poli, on s'encourage mutuellement, le respect marche encore dans les deux sens dans cette jeune discipline.

Le top 10 du 23 km me passe lors d'une montée décente, ces derniers ahanent, soufflent et se dépouillent. C'est à peine s'ils peuvent demander le passage, ah le top ten cela se mérite vraiment ! Au sortie des bois nous prenons de plein fouet une pluie drue, je constate que des petits ruisseaux se forment sur le sentier et béni le ciel de ne pas devoir passer ici 1 heure plus tard. Mais c'est le signal que désormais nous allons devoir composer avec une nature détrempée. Les premières mares de boue se forme sous nos pieds, forçant les coureurs à évaluer le bénéfice / risque d'enlisement sur une trajectoire courte ou un léger jardinage sur l'extérieur.

En arrivant à la bifurcation du 23 et 42 km, je vois Pfx, sous un arbre attendant Pascal et Lambert, je me dirige vers lui en negligeant de bien regarder les panneaux. Petite discussion sympathique et me voila reparti vers les sommets. Est ce moi qui suis subitement devenu lent ou les traileurs ont mangé du chien ? Allons bon, je distingue Corinne Favre dans mes roues...bah, je me suis trompé de chemin, je redescends et me console en me disant que j'aurais fait plus de denivelé que la plupart des concurrents...Minh Chau déboule à moins d'une minute de Corinne, preuve de ses progrès effectués ces derniers mois.

Trail Ubaye Salomon 2011 (79)

Nous recroisons les traileurs du 23 km, cette fois ci la fin du peloton. Il viennent de notre gauche et fusionnent avec notre trace. C'est un peu plus tôt sur le tracé du 23 km que tibichique croisa les deux leaders du 42 km: Christophe Lesaux et Manu Gault remontant le parcours du 23 km en sens inverse. Elle leur dit de faire demi tour pour continuer tout droit, mais un traileur du 23 km, peu inspiré, insiste pour dire aux co leader de poursuivre a l'envers! Bref, un tournant dans la tête de course, ils finiront tous deux aux alentours de la 10eme place au général.

Le ravitaillement avant la montée du chapeau de gendarme est atteint  sous une pluie soutenue. Le trace initial est maintenu, soulagement perceptible pour ma part car finalement je prends énormément de photos d'un paysage changeant. Cette nature à ce moment m'inspire! Nous sommes sur une partie du trace plutôt en altitude, le végétal se retire au profit du minéral. Les derniers mètres sont sécurisés d'une corde fixe posée par le PGHM, je mitraille de mon APN, les ang(l)es sont légions, corde en contre plongée, plan serré sur les chaussures de traileurs. C'est facile ici car mes compagnons de fortune sont un peu scotchés dans la pente et se laissent photographier sans trop rechigner (il leur faut garder leur souffle hihihiihii). Enfin le chapeau du gendarme, mais le gendarme du pghm faisant l'annonce du point culminant n'a point de chapeau ?!!

Trail Ubaye Salomon 2011 (233)

Trail Ubaye Salomon 2011 (222)

Trail Ubaye Salomon 2011 (232)


Je ne me languis pas dans le coin et plonge vers la vallée et ses températures un peu plus accueillantes. Si la partie haute ne pose point de souci d'adhérence, dès la moyenne montagne atteinte, une couche de boue se fait un malin plaisir a nous transformer en danseuse étoile ou ...hippopotame. Les nombreuses traces de glissades sont facilement repérables, et les sentes de délestage aussi. Néanmoins, des situations tobbogantesques sont pléthores et les non descendeurs ont les cuisses en feu tant il se retiennent, je trace tout droit laissant bien mon corps à l'aplomb de la pente.

Trail Ubaye Salomon 2011 (252)

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Évidemment je glisse mais c'est comme sur une pente neigeuse, il faut pouvoir sautiller à tout moment afin d'écourter la glissade. Vraiment super amusant et ludique, j'essaye de m'arrêter pour prendre des photos de chutes et ...ca loupe pas je mets une main à terre ! L'APN gris métallique arbore un joli aspect chocolat, d'ailleurs je le suis sur ce coup, fin des photos, faudra attendre la douche pour nettoyer tout cela. J'arrive peu après 15h avec Vestale que j'ai repris dans la descente, tout émerveillé d'avoir finalement bien apprécié cette météo.

Trail Ubaye Salomon 2011 (348)

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Un passage au jet d'eau pour enlever les kilos de boue des membres inférieurs avec tibichique, au passage on se fait faire la morale par une passante qui nous reproche d'utiliser trop d'eau...potable..précise t'elle. Elle nous suggere plutot d'aller dans le canal. On lui demande si elle va voir les agriculteurs du coin pour leur dire de ne pas arroser leur champ quand il tombe un déluge, mais nous nous exécutons de bonne grace car l'intention est là (et que nous avons fini de nous décrotter Tongue out), Ah c'est  beau le militantisme écologique ;)


Douche et remise des prix au gymnase immense de Barcelonnette, je retrouve les amis du MTC, déjà tous propres et reposés...je me trouve un peu lent du coup lol! Encore une razzia des filles du MTC (Minh Chau, Karen, Agnès, Alex), on va encore se faire chambrer nous les mâles...coté statistiques, presque 400 photos sur cette journée, attention le délit d'excès de vitesse n'est pas loin ;),

Trail Ubaye Salomon 2011 (382)

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Bon a ce qu'il parait il y a un snow trail ici cet hiver, alors danseuse étoile version holiday on ice, chiche ?

Akuna

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Hola ami(e)s traileurs,

Une édition 2011 un peu malchanceuse au vu de la météo, j'avais prévu le reflex et le mode rando photo, mais le mauvais temps s'est invité juste ce jour là alors qu'il avait fait beau temps toute la semaine.
Ça sera donc en mode rando photo à l'eau et Gopro. Je retrouve mes amis du marseille trail club au gite de Jean Luc Charton à puy st André samedi soir après le boulot. A 23h certains ne sont pas couchés (alors que le réveil demain est fixé à 4h30..) et nous attendaient de pied ferme pour nous accueillir (ça fait plaisir ;)). Jean-Luc me trouve un petit  (non en fait un gros) reste de repas (pates et boeuf braisé, délicieux !).  Il est presque minuit quand je vois une Anaelle les larmes aux yeux prendre l'air dans le salon tellement sa chambrée pique des fous rires.

4h30, la petite musique android sonne le départ dominical du traileur, j'ai tout mis sous sac congelo transparent, mais je me mélange entre le linge de semaine, le linge d'après course, l'équipement de course...bref la panique habituelle quoi ! Ça sera le maillot fluo orange du MTC, cela ira très bien avec mes trabucco fluo orange et mon sac Lafuma fluo...ok vous avez pigé ? Ces dernières années a vu la résurgence dans la mode des années 80, alors du fluo on n'a pas fini d'en bouffer. Au fait il faut aller prendre le petit déj, nous sommes quelques traileurs marseillais et parisiens dans le gite de Jean Luc et cela se passe très bien ;).
5h45 on décolle enfin pour Nevache, arrivée à 6h20 pour un départ à 7h00, c'est juste d'autant que Névache étant en cul de sac, la maréchaussée fait garer les coureurs à plus d'un km du départ. Il y a un système de navette mis en place, mais c'est un minibus car la place pour faire demi tour à Nevache est une denrée rare. On y va à pied sous format échauffement petites foulées, et c'est très bien comme ça. On sait depuis le parking que le Thabor sera annulé (confidence d'un gendarme), je ne m'étonne pas vu la météo chagrine dès maintenant, j'avais espéré être tranquille les premières heures du  trail, or les nuages sont déjà sur nous, menaçant. L'an dernier lors de la montée du thabor en mode rando fut impressionnante

 

Nevache - Mont Thabor (76)

 

Je ne l'imagine pas la faire en conditions hivernales car il s'agit bien de ça, 11°C à Nevache ( 1600 m)  cela donne -1°C au sommet du thabor (3178 m) à raison de 0,76 °C de baisse tous les 100 m.
Avec le vent possible (environ 40 km/h constaté au plus haut sommet du parcours de substitution) on aurait eu peut être - 7°C ressenti . Évidemment, je n'ai pas tout ces calculs précis dans la tete, mais grossièrement je savais que je n'y serai pas allé avec l'équipement de traileur parcours maintenu ou non. C'est avec plaisir que je retrouve les "solukhumbers" Philippe, François "Bajé", Jean Michel, Cathy, Patrick (l'organisateur), le "colonel" (qui a été impressionné par la bière que j'ai prise non loin de lukla (Népal) en pleine épreuve et qui me propose toujours une everest beer quand il me voit), Thierry qui fera le serre file sur le petit parcours (le chemin de ronde, 25 km, 1000 m+). Du coup avec l'annulation du passage au thabor, le 42 km et 3000 m+ se transforme en 32 km, 1900 m+,  Patrick s'est levé aux aurores ce matin pour rebaliser de toute urgence le grand parcours. La photo classique du Marseille Trail club family avant d'y aller et c'est parti avec deux minutes d'avance !

 

Nevache Skyrace 2011 (11)



Je pars presque en dernier, car j'étais entrain de refaire mes lacets (M. Asics pourriez vous faire moins de "cost reduction" sur la longueur des lacets des trabucco svp ? ).  Pour le moment, il ne pleut pas, et au bout de 10 minutes tout le monde commence à enlever des couches tandis que de rares éclaircies égayent les contreforts des montagnes. Je prends mon temps pour photographier ces trop rares instants, je sais que je mange mon pain blanc et que plus haut nous allons rentrer dans les nuages où la visibilité sera moindre et les belles couleurs habituelles de cette vallée de la Clarée diminuées. Je remonte petit à petit le peloton, épiant la moindre éclaircie, quand le nuage se déchire apparait tout un pan de paysage parfois vertigineux que l'on ne soupçonne pas. Les lacs sont atteint à un rythme acceptable, le vent n'est pas très fort et la température pas trop mordante. Les traileurs en short court sont légions, brrrr, j'ai froid à leur place. Je conseille un traileur débutant de ne pas s'arreter en plein couloir venteux pour prendre ses barres, il m'avoue qu'en région parisienne il n'a guère d'expérience montagnarde. Il m'interroge souvent sur le parcours, combien de temps doit on encore grimper et...je n'en sais rien vu que je n'ai pas vu le parcours de substitution par manque de temps ce matin. Je lui dit qu'il faut toujours en garder sous la semelle et ne pas se refroidir surtout. Etant situé en fin de peloton, je vois beaucoup de coureurs ayant des problème en descente et sur les sentiers techniques où les dalles pierreuses humidifiées par la pluie tétanisent les moins à l'aise. Je leur dit d'avoir confiance en leur pied, mais dans ces situations le mental n'est pas très réceptif...

 

Nevache Skyrace 2011 (80)


Au col du grand cros à 2848m, le vent est cinglant et la température est basse sans être négative toutefois. Je prends quelques photos et vidéos et mes doigts s'engourdissent à vitesse grand V (j'ai une paire de gants dans mon sac, je ne les sortirais pas finalement). La descente est très techniques mais ô miracle malgré la pente la terre ou plutôt le mélange de cailloux ne glisse pas du tout. J'encourage les coureurs à viser ces parties molles plutôt que les roches rendues dangereuses par la pluie. Nous sommes souvent dans la purée de pois, et coup de chance pour les sujets aux vertiges et malchance pour les amoureux des grands espaces. Bref mon appareil est trempé, l'objectif voilé par les gouttes d'eau, il est temps de rentrer à bon port. La pluie redouble d'intensité, je me rassure en me disant que cela teste le matériel et l'homme, mais courir pendant 4 h sous une pluie incessante est aussi intéressant que de se taper le bottin. L'arrivée à Nevache se fait sur les 12h30, je me change dans la voiture et attends la remise des prix (Anaelle fait 1ère espoir) ainsi que tibichic qui a noyé son smartphone dans l'affaire. Un petit thé chez Raspa à Briançon finira agréablement la journée, j'en avais un peu soupé de l'eau plate fut elle tombée des cieux !

Névache 2011 165

Toutes lles photos sont ici

 

Akuna

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Selamat datang ami(e)s traileurs,

 

Départ de la course à 2h30 du matin, je retrouve Badgone et Martine ainsi que de nombreux kikoureurs sur le parking d'Annecy le Vieux. Et l'endroit est désert ! Mais petit à petit, traileurs et médias envahissent les lieux, tout le monde est un peu endormi sauf les noceurs nombreux qui finissent leur soirée en arpentant les abords du lac d'un pas un brin éméché. Venant directement de Marseille, j'ai pu toutefois un peu dormir (45 min) avant le départ. Stéphane, l'organisateur de la maxi race et d'autres événements Tecnica, fait le briefing. Mon pass média n'est pas disponible, toutefois j'aurais accès au ravito comme prévu. Les coureurs regagnent la ligne d'arrivée située non loin de la plage du Paquier. il y a pratiquement 500 coureurs avides de dévorer une journée qui s'annonce belle et chaude. Même en cette heure très matinale, il ne fait pas froid. Entre les médias officiels et les accompagnateurs, les traileurs sont bombardes de flash, un vrai bronzage avant l'heure !


Annecime Maxi Race 2011 (32)


Les "teamés" se mettent en première ligne pour prendre un peu d'exposition médiatique, je fais un focus spécial sur Tine de sport2000 Epagny. Des le départ, le peloton prend la poudre d'escampette, Tine s'en tient  a son allure contrairement à d'autres qui partent très fort. J'avais dans l'idée de suivre les coureurs depuis le col de Leschaux km à Doussard km. Or je réalise qu'il y a un bon coup à jouer avec le lever du soleil depuis le sommet du Semnoz km. Badgone, chargé du ravitaillement de Martine, ira de points en points atteignables en voiture tout au long de la course. J'espère profiter de sa voiture pour faire aussi quelques sauts de puce.

Le Col de Leschaux avec Badgone, à 5h du matin est ... tout noir, à ma grande surprise il ne fait pas froid, le réchauffement global a ses bons cotes....Juste avec ma top r-light c'est parfait d'autant que la pente vers le sommet du Semnoz se révèle pentue sans être très technique toutefois. Je force l'allure pour arriver avant l'aube et le passage des premiers coureurs au crêt de Chatillon. La montée est émaillée de rencontres ruminante (vaches, équidés...), puis des premiers postes bénévoles. Ceux ci doivent signaler quelques barrières électriques inopinées à franchir en travers du chemin. Le ciel noir parsemé d'étoiles cède la place à une douce lumière bleutée, suivie d'un liseret orangé délicatement posé entre ciel et terre. Cela m'inspire évidemment, je prends le reflet de la ligne de crête illuminée sur la vitre du minibus avec l'affiche de la maxi race.

Annecime Maxi Race 2011 (69)

Je suis presque au sommet, plus que 15 mètres et ... soudain, je vois débouler les deux premiers devant moi. Vite mettre le flash...trop tard. Iker vient de passer telle une balle basque, je prends Pascal G. au vol. Je connais les noms de coureurs à posteriori car il m'est impossible de reconnaitre qui que ce soit dans mon petit viseur sauf Christophe avec ses mèches rasta blondes . Julien (vizcacha) arrive bien après, déjà sensiblement décroché.


Annecime Maxi Race 2011 (77)



Les médias sont là, Photogone, les cameramen de Tecnica et quelques badauds. Tout les matins du monde...c'est la réflexion que je me fais, maxi race ou "maxi spectrace" ? Les éons ont passé sur cette crête, sculptant et peuplant cette dernière d'un fragile écosystème, et seulement pouvons nous capter qu'une infime fraction temporelle et spatiale de ce magnifique spectacle répété "ad vitam aeternam".

Frénétiquement je m'active, j'essaye tous les angles de vue, je sais que cette lumière rasante ne durera pas. D'une minute à l'autre Tine devrait arriver et j'aurais pour mission de la suivre jusqu'au col de Leschaux et plus si affinité...

Virginie Govignon est la première à franchir le sommet, heureuse de passer visiblement. Elle est en tête assez nettement devant Cathy Dubois et une invitée surprise: Ingrid Terrier dont c'est le premier long. Tine n'est point encore au sommet, et je me réactive car l'excitation du moment passé, le froid me saisit à présent et rappelle que l'on est en montagne à l'heure de la rosée matinale (et non du rosé provençal...). Je vois Fastoch, Tounik (que j'ai vu dimanche dernier à Marseille pour le final du relais aRett toi pour courir). Le soleil perce notre bulle de semi obscurité, les couleurs éclatent à nos yeux. Mon objectif devient manichéen, selon la direction visée d'ombre chinoise en traileurs bariolés façon brésil, les coureurs se métamorphosent dans l'œil numérique du Nikon. D'ailleurs dommage que ce dernier commence à accuser son age, la dmla le guette et à moins de trouver un moyen d'enlever ces satanées poussières, je vais devoir faire avec avant de pouvoir changer de boitier.

Annecime Maxi Race 2011 (187)

Annecime Maxi Race 2011 (191)

Tine est en vue, accompagnée de David, cela signifie qu'il va falloir reprendre sans échauffement un rythme de descente. La descente en plein jour est un régal pour les yeux, et  avant de passer dans la forêt je ne peux m'empêcher de prendre des photos ce ces vertes prairies parsemées de couleurs florales. Bien sûr, je perds le contact avec Tine, mais j'ai confiance en mes qualités de descendeur. D'ailleurs je vais prouver d'entrée de jeu ma coordination œil pied en remarquant les barreaux métalliques bien luisant de rosée du passage randonneur. Je vise donc direct le petit plateau en plastique vert, croyant bizarrement que ce dernier pouvait être exempt d'humidité...Le temps que je réalise l'erreur, le match est déjà fini,  le passage randonneur  me terrasse d'un ippon ravageur. les jambes partent à l'horizontale  tombe lourdement sur le dos, heureusement le matériel obligatoire (polaire, sac 15l etc..) me sauve d'un sévère mal de dos en absorbant l'impact. Miraculeusement j'ai conservé l'appareil en main et mon coude heurte l'herbe sans gros dégâts apparent (un bleu quand même). Au moins je me suis prouvé à moi même qu'un vrai photographe ne lâche jamais son appareil en toute conditions !


Annecime Maxi Race 2011 (208)


Un traileur me suivant me lance un "ça va?" avant de lui même de glisser sur ce foutu bout de plastique vert. A la lisère du bois, je range mon reflex dans le sac (interdiction de tomber en arrière désormais), la lumière est trop faible pour espérer prendre les coureurs en pleine vitesse. Je ne descends pas à tombeau ouvert, préférant ne pas tenter le diable. On verra si Tine apparait dans le radar, or je voudrais bien prendre la voiture du col de Leschaux à Doussard. Une pause pipi de Tine me permet de revenir à son niveau, j'ai sorti de nouveau l'appareil pour prendre le ravitaillement, à titre d'information sur les produits proposés pour les futurs participants mais surtout pour prendre l'ambiance, l'atmosphère bien particulière de ce moment de course.

Je discute avec Sylvain qui revient juste de l'outback down under (530 km dans le bush et une étape de 130 km, ils ont couru sur Uluru !!!!! mon rêve), il est chargé du pointage, puis ensuite avec Jean-Michel qui veut finir son triptyque Tiranges (80 km, 4300m+) - GR73 (73 km, 5000 m+) - Maxi Race (80 km, 4300 m+)  en ... 3 week end ! Je cherche Badgone et Martine, mais l'assistance est déjà partie, bon alors c'est à pince que je vais aller à Doussard. Je papote avec Jean-Mi, mais il n'est pas trop en forme et j'estime avoir 10 - 15 minutes de retard sur Tine, alors j'enclenche le turbo sur cette partie de transition qui mêle partie bitumées et montées sèches dans les bois. La dernière descente commence par une départementale en légère descente. Toujours pas de Tine, alors que j'ai rattrapé une vingtaine de coureurs, je jette mes dernières forces dans la bataille et déboule à 15 km/h dans la descente en sous bois. Jusqu'à la panne d'essence, aussi rapide que brutale... damned, j'étais revenu à moins de 3 minutes, rebelote à Doussard je rate le taxi de 5 minutes.

Cette fois ci avec les jambes lourdes, je ne me vois pas enquiller la montée vers le col de la Forclaz, c'est la solution au stop qui s'impose. Cool, la première voiture s'arrête et m'amène à Talloires, ensuite petit temps d'attente de 5 minutes avant que deux jeunes randonneurs allant faire la tournette me font l'amitié de m'épargner la montée vers le col de la Forclaz. Je descends juste de leur voiture pour voir Tine et Marielle se diriger vers le col de l'Aulpe, pas le temps de retrouver Badgone, j'enquille de suite les pas de la désormais 3ème féminine.  Je suis dans le dur de suite car Martine est une excellent grimpeuse, je lui dis que je risque de sauter d'un moment à l'autre tant j'ai brulé toute mon énergie avant Doussard. Ça envoie du lourd dans les sous bois, nous doublons les nombreux coureurs de la marathon race (partis de Doussard à 9h) et Tine ne faiblit pas. Badgone fait sonner mon téléphone de nombreuses fois et je ne peux absolument pas répondre sous peine de perdre définitivement le contact. Avec tout cela, je m'emmêle les pinceaux dans les réglages de mon appareil et quelques photos se révèleront floues témoignant de mon manque de lucidité à ce moment de la course.


Annecime Maxi Race 2011 (366)


Je laisse Tine au niveau du passage de corde, 1 km en dessous des chalet de l'Aulp, et je rassure Christian sur ma position. A présent, je peux prendre mon temps, reposer la machine, enfin façon de parler car quand je découvre au loin là haut le zig zag de petits points multicolores...Ici plus qu'ailleurs le paysage est somptueux, la Tournette nous écrase de sa hauteur, de ses couleurs ardoise et serpentine. Le lac d'Annecy, joyau dans un écrin montagneux, rayonne de sa couleur turquoise. La chaleur est maintenant éprouvante, peut être moins que la rudesse de la pente après le chalet de l'Aulp. Un traileur devant moi, fait demi tour pour se payer un perrier grenadine au chalet, la plupart grimpe lentement, certains à la dérive, font de trop nombreuses pauses. Je me concentre sur la photo, une dérive mentale bien utile qui permet d'atténuer les signaux de douleurs venant des cuissots martyrisés. Le col de l'Aulp est de toute beauté, la présence d'un troupeau de chèvres ajoute au charme insolite de l'endroit, il y a vraiment un sentiment de hauteur ici, de tutoiement du ciel. J'ai l'impression fugace d'être sur le liseret orangé entraperçu ce matin depuis le Semnoz. Je reste un long moment ici, à prendre les photos, mais aussi à absorber par tous mes sens le présent simple, sans arrière pensées, sans notion de temps. Les amis ne sont pas loin, Tounik, Jean-Mi, Franck ils arrivent au fur et à mesure. J'essaye de prendre les expressions à la sortie du col, mais il me faudrait le 70- 300 mm.

Annecime Maxi Race 2011 (432)

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Annecime Maxi Race 2011 (505)

 


Il faut descendre sur terre quelque fois et plus particulièrement à Bluffy, prochain ravitaillement. La descente est très très longue, je descends lentement tant l'amplitude de mes foulées est minuscule. Je suis Joshua à 20 m et croise Yannick sans son tribute de Werner Schweitzer. J'arrive à Bluffy détruit des jambes, il me faut de longues minutes à l'ombre pour me réhydrater et me remettre en ordre de marche. Pas de navette de prévue pour les abondons, je suis bon pour faire de l'auto stop. Je suis un peu dépité de ne pouvoir monter au superbe panorama du mont Veyrier pour y retrouver Hélène (c'est le seul endroit où l'on peut dominer l'ensemble du lac d'Annecy). Je regagne Annecy le vieux grâce à la famille d'un coureur, j'apprends que Tine à conserver sa troisième place tandis que Virginie a dû céder le leadership à Cathy, Ikker gagne devant Pascal et Vizcacha, revenu du diable vauvert, finit sur le podium. La chaleur est accablante sur la plage du paquier, je vais prendre une bonne douche régénératrice et commence à comater sérieusement après ma nuit blanche.

Sur la pelouse, je suis absent, mon esprit est ailleurs sur les contreforts du Semnoz ou de la Tournette, le film de la journée défile sous mes yeux. Je suis fatigué, mais reposé mentalement comme si cette faim inextinguible d'espace, de beauté, de nature s'apaisait... drôle d'addiction, et je ne compte pas en guérir de si tôt ;) La remise des podiums se fait vers 17h, bien avant l'arrivée de nombreux traileurs encore sur le Veyrier (certains arriveront vers 21- 22h), Stéphane a un peu forcé sur le sponsorship de Tecnica, le trophée promis au premier est une chaussure tecnica diablomax sur un socle, les autres reçoivent des chaussures tecnica...un peu too much. Sinon le reste de la cérémonie se fait dans une ambiance bon enfant, je suis vraiment content pour Tine qui avait fait de ce trail un des objectifs principaux de sa saison. Badgone est aux anges, 4 de ses poulains du très récent Team sport2000 Epagny sont montés sur le podium.


Annecime Maxi Race 2011 (662)


En attendant Jojo l'éduc, je pique un somme avant d'aller chez Badgone et Tine pour une soirée sage et bien conviviale, Quelle Journée mes ami(e)s !

 

Akuna

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Konnichiwa ami(e)s coureurs,

 

 

Aretttoi pour courir Carpentras Marseille 2011 (532)

 

Sous l'impulsion du L'Blueb, les kikoureurs se sont mobilisés pour l'évènement ArettToiPourCourir (ATPC) qui cherche à médiatiser une maladie rare d'origine génétique.

Il s'agit d'un relais de Lille à Marseille, aujourd'hui est donc l'arrivée de ce beau projet qui a vu de nombreux coureurs porter la souris Vrett (mascotte) pendant les deux semaines de ce périple. Je ne vais pas courir, mais plutôt faire du vélo...En effet, c'est plus facile (et moins fatigant) pour prendre des photos des coureurs. D'autant plus que les derniers km se dérouleront en pleine ville traversant des quartiers pittoresques et bourgeois.

Je retrouve L'Blueb peu avant Cabriès, il est en relais avec Tounik, et cela avance bien vite en prévision d'une progression ardue dans le final très urbain. Je réalise qu'il va falloir conserver le Nikon à la main sur le vélo, œillet enlevé...

La prise des relais est efficace, on ne perd pas de temps, derrière il y a le tandem construit par un IUT qui fait aussi la route avec nous, la caravane de voiture est composée de 5 ou 6 voitures plus un camping car. Celles ci avancent au rythme des coureurs et arborent les autocollants de l'événement.

Au fur et à mesure de notre avancée nous récupérons des coureurs du 13 (des kikoureurs, des traileurs du MTC, etc..). A partir de septème c'est un groupe qui court en permanence soit sur la route, soit sur le trottoir. Les quartiers nord sont l'occasion de voir l'urbanisation un peu fouillis, des personnages bigarrés, des fangios de la route en scooter, des voitures garées en triple file, des marchés dominicaux venus d'autres horizons. Une pauvre femme en surpoids poussant une voiture (en panne de batterie) sous l'imprécation de son mari au volant...lucky day les coureurs se mettent tous ensemble pour pousser et se voient récompenser par une tonitruante pétarade et un odorant nuage noir de diesel ;))

Nous arrivons sur le nouveau quartier en reconstruction non loin de la tour CGM, et c'est un tout autre monde, boutique upscale, robes classieuses et couteuses. L'arrivée au vieux port est une horreur pour la caravane qui ne peut suivre les coureurs dans les allées piétonnes (vive le vélo !). Il y a un protocole à respecter en arrivant à la mairie, revêtir le chasuble bleu et le timing car les forces de l'ordre bloquent spécialement le vieux port le temps de notre passage, quel luxe !

Nous allons rejoindre la plage du prado en longeant la mer, cette fois ci fort d'un groupe d'un quarantaine d'unités. Le peloton s'étire en fonction des niveaux, trop au gout de Didier qui met les choses au point : "on reste tous groupés".

Enfin la statue du David, synonyme d'arrivée toute proche. Là encore, la municipalité a fait les choses bien en intégrant l'évènement dans les festivités qui s'y déroulent. Le speaker chauffe les foules, nous faisons un tour d'honneur sous les hourras (ok, sous les yeux bienveillants des badauds). Et passons l'arche d'arrivée en courant avec Anna sur le Tandem. J'essaye de prendre les émotions des "Aretteurs" qui ont fait tout le voyage, on sent vraiment un accomplissement, une fierté dans les regards d'une œuvre collective.

Le papa d'Anna est chargé d'entamer un discours sur le podium. Il brandit le symbole du relais la souris VRett, à la fois le témoin de notre chaine solidaire et aussi l'avenir pour trouver le remède de cette maladie génétique (c'est sur des souris que les chercheurs font la plupart de leur avancées).

Cela fait un bien fou d'utiliser ses capacités sportives (dans mon cas c'est plutôt photographique) pour une cause plus grande que soi. Merci au Blueb, aux kikoureurs de France et de Navarre, aux organisateurs d'ArettToiPourCourir de nous rappeler que le sport allié à une démarche philanthropique peut faire de grandes choses.

 

 

Akuna

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Pershendetje ami(e)s traileurs,

 

C'est la troisième édition de ce Off marseillais made in MTC (Marseille trail club), et je suis prêt. Prêt à en découdre, non....plutôt prêt a tisser, à trouver du liant entre ces monts marseillais, et enfin entre nous traileurs."Offeurs", chercheurs d'offrandes de dame nature, voila qui m'irait très bien comme état d'esprit à l'entame de ce périple.

 

Nous rasons les crêtes à l'unisson des rayons du soleil. La grande Candelle, les falaises du Devenson prennent une teinte orangée tandis que nos ombres s'allongent à l'est devant nos pieds. Les lignes de fuite bleues humides de la mer à l'horizon contrastent avec la blancheur sèche du calcaire aux formes tourmentées dignes de Dante.

 

la suite dans ultrafondus magazine de début juin ;)

 

en attendant les photos sont disponibles

 


Ultra Tours des Monts Marseillais UT2M 2011 (220)

 

 

 

Akuna

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